Donnée climat

Couche d'ozone

La couche d'ozone est une partie essentielle de l'atmosphère. C'est un bouclier protecteur, fait du gaz ozone, contre les rayons UV du soleil. Ces rayons sont autrement nocifs pour la vie sur Terre, comme les humains, les animaux et les plantes. Un amincissement ou un trou dans la couche d'ozone constitue un risque pour la santé.

Dans les années 1970, la couche d'ozone a commencé à s'amincir en raison des émissions humaines. Heureusement, une collaboration mondiale réussie a permis de réduire cet amincissement. Aujourd'hui, la couche est en cours de rétablissement. Elle pourrait être entièrement restaurée d'ici quelques décennies si elle continue à se rétablir. Cependant, cela dépend d'une collaboration continue et fructueuse entre toutes les nations de la Terre. En d'autres termes, tous les pays doivent respecter les restrictions sur les émissions nocives.

Qu'est-ce que la couche d'ozone ?

La couche d'ozone est une couche protectrice d'ozone qui fait partie de la stratosphère – l'une des quatre couches de l'atmosphère. La stratosphère se trouve à environ 10-15 km de la surface de la Terre. Comme mentionné, elle protège toute vie sur Terre du rayonnement UV puisque l'ozone peut absorber efficacement les UV. Certains gaz, comme le fréon, peuvent endommager la couche d'ozone. Les émissions de ce gaz étaient fréquemment libérées dans le passé.

Impact humain sur la couche d'ozone

Dans les années 1980, les scientifiques ont découvert que les émissions humaines, principalement des CFC (chlorofluorocarbures), amincissaient la couche. Les composés chimiques contenant du chlore et du fluor sont également connus sous le nom de fréons. À l'époque, il était courant d'utiliser ces substances dans les réfrigérateurs, les congélateurs et comme matériaux d'isolation. Les fréons étaient également utilisés dans les mousses plastiques et les bombes aérosols. En raison de ces émissions, la couche d'ozone s'était appauvrie d'environ 3 % dans les années 1990.

Protocole de Montréal

La découverte de la couche d'ozone endommagée a reçu beaucoup d'attention médiatique. La sensibilisation du public a fait pression sur les politiciens et a finalement conduit à un engagement international qui a interdit l'utilisation des émissions endommageant l'ozone. L'accord s'appelle le Protocole de Montréal.

Le Protocole de Montréal a permis aux nations d'éliminer progressivement l'utilisation de produits susceptibles d'endommager la couche d'ozone. En d'autres termes, il a œuvré pour réduire ou arrêter l'utilisation des gaz appauvrissant la couche d'ozone. En conséquence, les fréons ont été interdits. De plus, les scientifiques mettent souvent en avant le Protocole de Montréal comme une réussite mondiale. Sans ce protocole, la couche d'ozone au-dessus de l'Europe, par exemple, serait deux fois moins importante qu'aujourd'hui.

Une collaboration réussie

La protection de la couche d'ozone est un exemple positif de coopération mondiale réussie pour l'environnement. Possiblement, grâce à l'attention médiatique qu'elle a reçue dans les années 1990. Elle a été considérée comme une menace environnementale de premier plan, mobilisant les scientifiques et le public. Kofi Annan, l'ancien Secrétaire général des Nations Unies, était très satisfait du résultat. Il a déclaré que la coopération était « peut-être l'accord international le plus réussi à ce jour... ».

Si l'évolution se poursuit, la couche pourrait être restaurée d'ici 2060. Si tel est le cas, elle ressemblerait à ce qu'elle était avant l'industrialisation. Comme mentionné ci-dessus, cette possibilité dépend du fait que les pays suivent et respectent le Protocole de Montréal.

Autres gaz nocifs

Malheureusement, il existe d'autres gaz que les fréons qui détruisent la couche. L'un de ces gaz est le protoxyde d'azote. Des chercheurs de l'SLU affirment que ce gaz est « l'un des pires ennemis de la couche d'ozone ». Ils disent également que le protoxyde d'azote pourrait remplacer les fréons en tant que substance appauvrissant l'ozone du siècle. Le gaz est libéré lors de l'utilisation d'engrais artificiels, entre autres. Plus de 60 % des émissions proviennent de l'agriculture.

Si l'on prend la Suède comme exemple, les émissions de protoxyde d'azote ont été progressivement réduites depuis les années 1990. Cependant, elles ont augmenté de 30 % à l'échelle mondiale. Le problème le plus important est que plus de la moitié de la population mondiale dépend d'aliments issus de cultures produites avec des engrais artificiels. De plus, le Protocole de Montréal n'inclut pas le protoxyde d'azote. Ces émissions sont donc toujours légales. Par conséquent, les scientifiques avertissent le monde que le protoxyde d'azote pourrait détruire la couche d'ozone, comme l'ont fait les fréons dans les années 1980.

Une diminution naturelle

L'amincissement ou le changement de la couche se produit aussi naturellement. Par exemple, la couche d'ozone est plus mince au-dessus de zones comme l'Antarctique. De plus, elle est plus mince au printemps. Cette différence montre que la couche d'ozone change avec les saisons. De plus, elle est affectée à la fois par la météo et le climat.

Un exemple de ce qui précède s'est produit en 2020 lorsque la couche est devenue plus mince au-dessus de l'Arctique. Le changement a été causé par un fort vortex, ce qui signifie que c'était la météo qui en était la cause. Les nations du nord ont été averties de la situation, car il y avait une augmentation du rayonnement UV.

Risques d'une couche d'ozone plus mince

Une couche d'ozone mince, ou un trou dans celle-ci, présente de graves risques pour la santé humaine. Tels que le cancer de la peau et des dommages aux yeux et au système immunitaire. D'autres espèces sur Terre sont confrontées aux mêmes risques. Une augmentation du rayonnement UV peut également nuire à l'agriculture et perturber d'importants écosystèmes terrestres et marins.

Rayonnement UV

Le rayonnement UV signifie rayonnement ultraviolet et est nocif pour la vie sur Terre. Comme mentionné, la couche d'ozone filtre une grande partie du rayonnement nocif. La vapeur d'eau, l'oxygène et le dioxyde de carbone absorbent également le rayonnement et protègent ainsi la surface de la Terre.

Le rayonnement ultraviolet est divisé en trois groupes : UVA, UVB et UVC. Ce sont les UVA et UVB qui sont dangereux pour les humains. Ces types provoquent des coups de soleil et le vieillissement de la peau. De plus, trop de rayonnement peut entraîner un cancer de la peau. Enfin, le rayonnement UVC n'atteint pas la surface de la Terre car tout le rayonnement UVC est absorbé par l'atmosphère.

Sources : The Swedish Environmental Protection Agency, Uppsala University, SMHI